Étage des invisibles

Ici c’est l’étage des invisibles, des reposés et des enveloppés.
 Leur monde est plein de bruits et de couleurs, les fils le prouvent. 
Mais ils se taisent comme le ciel et la nature, et ne murmurent qu’avec les grands calmes.
sont blancs comme les temples qui étaient tout en couleur à leur époque, mais qui sont rentrés dans l’air et respirés par la nature.
 Les jambes pendent nonchalamment entre deux points de vide dont nous sommes l’un des termes.
 Ainsi vivent les grands enveloppés, dans notre silence de foudre, là où l’arbre ramasse les écorces, l’écorce des écorchés, et les habille de légèreté, à l’étage invisible,
 où, comme les enfants, nous contemplons sans yeux, nous décomptons les jours sans doigts aux mains.
Sans le fruit que je respire je suis la marge qui habille et distend les fils à plomb de la verticalité. Un peu plus haut que les kilomètres d’air qui m’écrasent au sol, je suis le point qui dépense l’absence.